Les mots qui font vivre

Il y a des mots qui font vivre

Et ce sont des mots innocents

Le mot chaleur et le mot confiance

Amour, justice et le mot liberté

Le mot enfant et le mot gentillesse

Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits

Le mot courage et le mot découvrir

Et le mot frère et le mot camarade

Et certains noms de pays, de villages,

Et certains noms de femmes et d’amis

 

Paul Eluard (extrait du poème « Gabriel Péri »)

 

Saisi par Elena CM2 monolingue

 

Bonne année

Bonne année à toutes les choses

Au monde, à la mer, aux forêts.

Bonne année à toutes les roses

Que l’hiver prépare en secret.

 

Bonne année à tous ceux qui m’aiment

Et qui m’entendent ici-bas.

Et bonne année aussi, quand même,

A tous ceux qui ne m’aiment pas.

 

Rosemonde Gérard.

 

Saisi par Elena CM2 monolingue

 

Au printemps

La froidure paresseuse

De l’hiver a fait son temps,

Voici la saison joyeuse

Du délicieux printemps.

 

La terre de fleurette l’est ;

La feuillure retournée

Fait ombre dans la forêt.

 

Tout résonne des voix nettes

De toutes races d’oiseaux,

Par les champs, des alouettes,

Des cygnes dessus les eaux

Aux maisons, les arondelles

 

Les rossignols, dans les bois,

En gaies chansons nouvelles,

Exercent leurs belles voix.

 

De Jean-Antoine de Baïf

 

Cette poésie parle du printemps ; elle a été écrite par Mehdi Msehli CM1 monolingue

 

Le chant de l’eau.

 

L’entendez-vous, l’entendez-vous

Le menu flot sur les cailloux ?

Il passe et court et glisse

Et doucement dédie aux branches,

Qui sur son cours se penchent,

Sa chanson lisse

Là-bas,

Le petit bois de cornouillers

Où l’on disait que Mélusine

Jadis sur un tapis de perles fines,

Au clair de lune, en blancs souliers

Dansa ;

Le petit bois de cornouillers

Et tous ses hôtes familiers

Et les putois et les fouines

Et les souris et les mulots

Écoutent

Loin des sentes et loin des routes

Le bruit de l’eau.

 

Émile Verhaeren (1855-1916)

 

saisi par Mohamed Noor CM2 monolingue

Les Gaulois

Rendus célèbres par Goscinny et Uderzo

Qui racontent les aventures de deux héros,

L’un petit et mince, et l’autre un peu plus gros.

Ce sont les Gaulois, ce sont les Gaulois.

 

Arrivés en Gaule vers moins huit cents,

Celtes et Grecs ont cohabité pacifiquement,

Leurs voisins ont alors dit d’eux, naturellement,

Ce sont des Gaulois, ce sont des Gaulois.

 

Excellents agriculteurs et forgerons,

Amateurs de cervoise, est alors apparue une question.

Inventer le tonneau fut la solution.

Ce sont les Gaulois, ce sont les Gaulois !

 

Et si un jour dans la rue vous croisez.

Un homme portant moustache, tunique et braies.

Alors vous aussi vous pourrez clamer

C’est un Gaulois, c’est un Gaulois !

 

Romain Bernaud

 

Saisi par NEDJMA pour le CE2 monolingue

Nos anagrammes (à la manière de Pierre Coran) 3

Vas-tu changer de touffe,

Si un fou devient ouf ?

 

Me traiteras-tu de méchant,

Si je change une ancre en écran ?

 

Thibault Chaput

 

Vas-tu prétendre que ta mère,

La grande Marie se transforme en maire ?

 

Me croiras-tu si ton animal,

Qui s’appelle Camila devient amical ?

 

Anaïs Männlein

 

Vas-tu devenir magique,

Si ton équipe devient épique ?

 

Vas-tu devenir cool,

Si ta loupe devient une poule?

 

Maxime Tzvetkov

 

Vas-tu prétendre que je me noie,

Si Rio devient le roi ?

 

Vas-tu vouloir de l’eau,

Si Tom se change en mot ?

 

Vas-tu dire que tu as mal à la main,

Si le grand Nil devient du très beau lin ?

 

Meenakshi Gupta

 

Nos anagrammes (à la manière de Pierre Coran) 2

Me traiteras-tu de taureau,

Si Laurent a une Renault ?

 

Me croiras-tu si un avare,

Dit un jour, change ton harpe en phare ?

 

Marwan Bouamama

 

Vas-tu prétendre que t’es Anna,

Si le grand nain se transforme en Nina ?

 

Tout est permis avec Louane,

Grâce à Corline l’image est une licorne.

 

Anaë Brillant

 

Seras-tu en retard,

Si tu vois un arc devenir car ?

 

Seras-tu raplapla,

Si tu vois Bao devenir un boa ?

 

Me traiteras-tu de quiche,

Si la Chine devient niche ?

 

Léda Hufschmitt

 

Diras-tu que je suis Verlaine,

Si une liane devient laine,

 

Faudra-t-il que je t’éblouisse,

Telle une limace pleine de malice.

 

Maxime Médy

Nos anagrammes (à la manière de Pierre Coran) 1

Vas-tu me dire que tu m’aimes,

Si une LIANE devient LAINE ?

 

Colombe Heidenreich

 

Vas-tu être pâle,

Si le LAC devient CAL ?

 

Ludivine Schwebel

 

J’habite en Savoie,

Tous les ans de RIO venait un ROI.

 

Quand il mangeait sa soupe,

Sa POULE tenait une LOUPE.

 

Quand il parlait le morse,

On ne voyait plus qu’une SORTE de TORSE.

 

Il était,

Très RAIDE mais savait AIDER.

 

Cette poésie a été écrite,

Par une fille qui s’appelle LILLY ou LYLLI.

 

Moi, quand j’écris, je tape…

Dans le point de MIRE et je RIME !

 

Lilly-Rose Gross

 

Le héron

Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,

Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.

Il côtoyait une rivière.

L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;

Ma commère la carpe y faisait mille tours

Avec le brochet son compère.

Le Héron en eût fait aisément son profit :

Tous approchaient du bord, l’oiseau n’avait qu’à prendre ;

Mais il crut mieux faire d’attendre

Qu’il eût un peu plus d’appétit.

Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.

Après quelques moments l’appétit vint : l’oiseau

S’approchant du bord vit sur l’eau

Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.

 

Poésie de Jean de La Fontaine

 

Saisi par Sepehr Mahdavi pour la classe de CM2 monolingue

Le loup et la cigogne

Les loups mangent gloutonnement

Un loup donc étant de frairie

Se pressa, dit-on, tellement

Qu’il en pensa perdre la vie :

Un os lui demeura bien avant au gosier.

De bonheur pour ce loup, qui ne pouvait crier

Près de là passe une cigogne

Il lui fait signe ; elle accourt.

Voilà l’opératrice aussitôt en besogne.

Elle retire l’os ; puis, pour un si bon tour,

Elle demanda son salaire.

« Votre salaire? dit le loup :

Vous riez, ma bonne commère !

Quoi ? Ce n’est pas encore beaucoup

D’avoir de mon gosier retiré votre cou ?

Allez, vous êtes une ingrate :

Ne tombez jamais sous ma patte. »

 

de Jean de la Fontaine

 

 

saisi par Marouane pour la classe de CE2 monolingue.